Guy Marin

AUTEUR-COMPOSITEUR-INTERPRÈTE

Bonjour Vous
Bonjour Vous
Ça va bien j’espère aujourd’hui
Vous allez faire partir mon ennui
Et devenir peut-être des amis

M’en a fallu du temps pour venir vous trouver
Mais à force de chercher
J’ai laissé de côté les routes compliquées
Pour venir vous jaser

Simplement
D’un peu de tout
De ce qui se passe autour aujourd’hui
De notre époque du temps de la vie
D’un peu de tout comme ça entre amis

Ce soir j’aimerais bien me sentir votre ami
Juste quelques moments
Prêtez-moi les oreilles de votre cœur aussi
Simplement

Bonjour vous
Bonjour vous
Bonjour

Paroles et musique : Guy Marin





Ma première chanson d’amour
C’est ma première chanson d’amour
Comme un premier baiser
J’ai tellement tellement tourné autour
Que j’ai bien failli la manquer

Pour ma première chanson d’amour
Je me suis embrouillé
J’allais tout droit m’échouer sur l’île rouge
Quand elle m’a rattrapé

Nous étions loin sur nos navires
De brouillard tous entourés
Au large d’un cap la tête qui chavire
Sans savoir où nous diriger

Comme un premier rendez-vous
J’ai le trac mais j’ai osé
Aller lui déclarer mon amour
Dans un murmure pour l’aimer

Nous étions seuls sur nos navires
Des rochers à proximité
La mer, les courants voulaient nous engloutir
Mais une main nous a protégés

C’est ma première chanson d’amour
Ma voix tremble pour m’avouer
Tes yeux qui brillent, ta douceur qui m’entoure
Ma belle laissez-moi vous dévoiler mon amour

Paroles et musique : Guy Marin





La Côte-de-Beaupré
De la Côte-de-Beaupré
Au plateau Mont-Royal
On est tous pareils
Le hockey, les partys
Les médias, le travail
La pluie qui ruisselle
Dans ma rue le matin
Quand je pars travailler
J’arrive de Saint-Joachim
Toi tu prends le métro Laurier

Chez nous c’est en face de l’Île d’Orléans
On devrait se voir plus souvent
Visiter nos villages citadins et paysans
Ouvrir un passage pour que rêvent nos enfants

Un café vendredi
Regarde le sablier
Musique aux oreilles
De Val-d’Or, Abitibi
À Chandler ou Percé
Il fera soleil
Dans mes yeux ce matin
Du château jusqu’à Beaupré
Toi c’est sur ton chemin
L’océan le rocher

Chez nous c’est en face de l’Île d’Orléans
On devrait se parler plus souvent
Dévoiler nos rêves et notre chagrin
Plaider notre terre et notre destin
Entendre Senneterre jusqu'à l’Ange-Gardien

Sur la Côte-de-Beaupré
À part quelques clochers
Il y a les cris des corneilles
D’un pays éloigné
Sont venues jacasser
Jusqu’à mes oreilles
Des mots et des liens
Pour nous rapprocher
Dans mon quotidien
Je vous entendais jaser

Chez nous c’est en face de l’Île d’Orléans
Entre les grandes eaux vives et le Cap Tourmente
C’est dans ce creuset que s’est coulée mon enfance

Paroles et musique : Guy Marin





La Bergeronne
Connaissez-vous la Bergeronne ?
Laissez-moi vous la présenter
Elle habite sur de hautes rives
D'un grand fleuve déjà fatigué

Parfois se baladent et fredonnent
Des airs de sirènes à pleurer
Sérénades qui nous hypnotisent
De ces géants fragilisés

Vêtue d'un châle brodé de brume
Elle surveille les naufragés
Ils viennent ici et s'aventurent
Près des récifs ils vont s'échouer

Sur le quai deux formes se dessinent
Tous deux amoureux clandestins
Prennent garde que rien ne les trahisse
Même s'ils se tiennent par la main

Malgré les vents et les orages
Pourront-ils croire à leur destin
La Bergeronne les encourage
À continuer un peu plus loin

Vêtue d'un châle brodé de brume
Elle veille sur les cœurs blessés
Ils viennent ici et s'aventurent
Près des récifs pour s'échouer
Pour s’aimer

Paroles et musique : Guy Marin





Au large
ATTENTION MATELOTS
On va partir bientôt, préparez- vous
Lovez ces cordages qui trainent partout
Une main au bateau
Une main pour vous
Regarde devant
On sent la brise
Elle nous appelle
Au large

LARGUEZ LES AMARRES
Préparez les drisses
On arrive au vent
Prends garde à la gîte
Reste bien prudent
On quitte le port
Surveille en avant
Le bateau danse
Rentrez les défenses
Respire la brise
Elle nous attend
Au large

HISSEZ LA GRAND-VOILE
Hissez, hissez haut
On arrive au bout
Hissez, hissez haut
Le génois aussi
Prenez tout le mou
Ne laisse pas de plis
Ça y est le Grand-Fou
Il prend son élan
Il est parti
Tout droit devant

Les voiles sont gonflées
Le silence à peine troublé
Profitez du moment
Parfum de liberté

Sur les vagues brillent
Des milliers de diamants
Et sur les moutons blancs
Plonge le fou de Bassan

ATTENTION MATELOTS

Paroles : Guy Marin /Johanne Pomerleau - Musique : Guy Marin





La gigue à Marin
C'est un bruit inquiétant qui gronde
Mais ce n'est pas le vent
Des machines géantes sondent
Et tourmentent

Une atmosphère fétide inonde
Elle étouffe les enfants
Il faut fuir à l’autre bout du monde
Sacrer l’camp

L'équipage et son capitaine
Rejoindront l'océan
Loin de l'urgence des sirènes
Sauve qui peut, ils vont sacrer l'camp

C'est un bruit inquiétant qui gronde
C’est peut-être le vent
Les marins alarmés ils sondent
Se tourmentent

Nos coureurs de bois de marées
Frappent un autre continent
De plastique ils sont entourés
Pour longtemps

L’équipage et son capitaine
Ne savent pas comment
Loin des Îles et des Madeleines
Impossible de sacrer l'camp

Bercé par de vagues certitudes
Qui changent avec le temps
L'homme sans foi sombre dans l'inquiétude
Des angoisses et des tourments
Des angoisses et des tourments

Paroles et musique : Guy Marin





Pelleter de la boucane
C'est un problème épouvantable
Situation inacceptable
On ne peut pas se croiser les bras
Il faut agir vite et d'une seule voix
Intervenir avec tout notre sang froid
Prévenir l'imprévisible
Le mieux à faire dans ce cas

Pelleter d'la boucane pelleter des nuages (bis)

On va tenir une consultation et se former une commission
Recueillir les solutions végétatives pour rester lucratives
Après avoir retourné les équations et se voir tourner en rond
Le mieux à faire dans ce cas

Pelleter d'la boucane pelleter des nuages (bis)

Après cela il y eu un autre conseil et un autre comité
Et encore des réunions jusqu’à ce que l’on oublie pourquoi on était là
Puisqu’on était tous rendus on s'est officiellement réunis
Afin d'y réfléchir
Finalement on a tous

Pelleté d'la boucane pelleté des nuages (x4)

Paroles et musique : Guy Marin





Voyageurs
Bienvenue à bord
Ici le commandant
Bouclez vos ceintures
On va décoller dans quelques instants

Nous voyagerons en haute altitude
Portés par les ailes d’un oiseau de fer
Supporté par l’air

Mais moi j’ai peur je ne sais pas voler
Je ne suis pas habitué
De me laisser porter
M’abandonner

Voyageurs envolés
Migrateurs propulsés
Vers tous les soleils

Tout me semble tranquille pour le moment
À trente-six mille pieds
Au milieu d’une mer vaste et moutonnée
De nuages blancs

Pareils aux outardes
Les marins du ciel
Changent de paysages
Au gré des escales
Des journées partielles

Pilotes et passagers
Décalés

Voyageurs envolés
Migrateurs propulsés
Vers tous les soleils

Paroles et musique : Guy Marin





Romantique
Juste un bisou dans l'cou
Petit geste anodin
Être simplement doux
Sans nul autre dessein

Ce n'est pas compliqué
D'être un brin romantique
Il suffit de s’aimer
En suivant la musique

Les décors influencent
Comme un coucher d'soleil
Une soirée, de l’ambiance
Sur une peau de bête

Mais le vrai romantisme
Ce n'est pas de la science
Rien de biologique
Car le cœur s'en balance

Juste un bisou dans l'cou
Petit geste anodin
Être simplement doux
Sans nul autre dessein

Juste à penser à rien
Et rester authentique
Après tu peux danser
En suivant la musique

Moi j'ai voulu te dessiner
À main levée
Ton cœur d'enfant
Celui qui fait fondre les géants
Et ce regard timide
Quand je dis que tu es belle

Mais le vrai romantisme
Ce n'est pas de la science
C’est une entente tacite
Libre et sans détour

Les instants romantiques
Ont besoin de l’amour
Sinon c’est comme un moustique
Qui nous tourne alentour

Juste un bisou dans l'cou

Paroles et musique : Guy Marin





Le fil d’Ariane
Ils sont à l'âge des grands yeux
Et dans la vie mordent à pleines dents
Cogne très fort le cœur en eux
C'est à leur tour de faire le monde
De retourner la terre au creux
Et regarder droit en avant
Proclamer un cessez-le-feu
Pour que tous les jardins abondent

Comme dans la mer les vagues passent
Quand c'est le creux par-dessus l'âme
Attrape les mains dans la bourrasque
Suis leur chemin comme un fil d'Ariane

Une main s'avance au tableau noir
Montrer les mots et le grimoire
À l'autre bout du corridor
On parle de chiffres
Et Pythagore
Une main balance devant la classe
Bat la mesure
Concert ce soir
Et partout on entend encore
Les voix, les rires et les efforts

Comme dans la mer les vagues passent
Quand c'est le creux par-dessus l'âme
Attrape les mains dans la bourrasque
Suis leur chemin comme un fil d'Ariane

La liberté elle accompagne
De connivence
Allume la flamme
Avec ses messagers d'espoir
Dans les corridors du savoir

Comme dans la mer les vagues passent
Quand c'est le creux par-dessus l'âme
Attrape les mains dans la bourrasque
Suis leur chemin comme un fil d'Ariane
Le fil d'Ariane Le fil d'Ariane Le fil d'Ariane

Paroles et musique : Guy Marin





En français
C'est déjà la fin, je dois vous laisser
Prenez ces chansons que j'ai fabriquées
Avec la langue de ma mère pour être certain
De dire le fond de ma pensée

Si j'étais Anglais, Japonais ou Indien
C'est dans ces langues que je me raconterais
Quand les mots arrivent là dans ma tête
Et qu'ils fleurissent tout en douceur
Ils ont des racines dans mon cœur

Moi quand je rêve c'est en français
Même quand je pleure c'est en français
Si je vous aime c'est en français
Si ça fait mal c’est en français

Si je me cabre quand vous voulez me mettre un mors
Au nom de l'art et des dollars
Ils m'ont trainée laissée pour morte
Seule à mon sort

Notre histoire achève, je dois terminer
J'ai eu du plaisir à venir vous chanter
Laissez-moi un coin dans votre quotidien
Histoire de ne pas nous oublier

Si je vous aime c'est en français
Si ça fait mal c'est en français
Si je vous rêve ...
Si je vous chante ...

Paroles et musique : Guy Marin





Femmes
Comme voyagé par un voilier
D’oiseaux blancs d’hiver
Simple passager de son navire
Bercé de mystère
Jusqu’au faîte d’un nid
Accueillant et rempli d’irréelles délices

Femme de luxe aux pensées terre à terre
Au regard de biche, mais le cœur de fer
Habituée aux délices et sachant quoi faire
Les flammes du cœur enfouies sous les décombres
Des mondes fermés
De petits univers

Comme voyagé par un voilier
D’oiseaux blancs d’hiver
Simple passager de son navire
Bercé de mystère
Jusqu’au faîte d’un nid
Accueillant et rempli d’irréelles délices

Femme de mon cœur tu étais juste là
Belle comme une fleur que je n'attendais pas
Moi qui frappais le vent sans jamais le blesser
Tous ces moulins géants m'avaient presque épuisé
Je ne t'espérais plus
Ma tendre destinée

Paroles et musique : Guy Marin